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Article de L'Union du Samedi 4 Novembre 2017

 


Reportage LCI Décembre 2016 - On vous aide à choisir votre sapin de Noël avec l'association de réinsertion Dessine moi un sourire.


Reportage Décembre 2016   Les Halles Paris 1er - SAPIN DUPLEX

Choix des variétés de sapins, reportage de M.Tanguy De Lanlay, journaliste BFMTv.


Invitation à la BAPSA

Le vendredi 28 avril 2017, nous avons été conviés par la BAPSA. (Brigade assistance aux personnes sans abris) Ayez la curiosité d'aller les découvrir ici Invité à un cocktail buffet pour mettre en contact les associations.

1/Emmaüs Maraude.

2/ Emmaüs Social.

3/ Emmaüs Compagnon.

4/ Crois Rouge.

5/ Le 115.

6/ La Protection Civil.

7/ Association Dessine Moi un Sourire et d'autres.

 

Merci, sincèrement pour votre accueil et les émotions que nous avons vécus, et que nous transmettons aux autres membres de l'association.


Sous le sapin, l’enjeu de la réinsertion sociale


Sans-abri, jeunes sortis du système scolaire ou encadrants associatifs se retrouvent chaque mois de décembre à Paris pour la vente des sapins de l’association. A gauche Nino et Mara, au centre Justine. A droite, Christophe. Crédits Maxime Hanssen
Sans-abri, jeunes sortis du système scolaire ou encadrants associatifs se retrouvent chaque mois de décembre à Paris pour la vente des sapins de l’association. A gauche Nino et Mara, au centre Justine. A droite, Christophe. Crédits Maxime Hanssen

En organisant une vente annuelle de sapins de Noël, l'association « Dessine moi un sourire » récolte des fonds pour financer ses projets.
Le but ? Lutter contre les situations d'exclusion sociale et faire vivre à ses bénéficiaires une nouvelle expérience.

 

Chapeau de cow-boy sur la tête, Stéphane Carlier déambule à travers une centaine de sapins. Au pied de l'église Saint-Estache à Paris (1er), le président de l'association « Dessine moi un sourire » a installé son stand annuel. Une vente d'arbres de Noël qui permet depuis 10 ans à sa structure de boucler son budget, et à ses bénévoles venus de Picardie ou de Paris, de poursuivre leur réintégration sociale.


Le sourire, Stéphane Carlier a failli le perdre définitivement. En 1999, il est victime d'un accident qui le plonge pendant un temps dans le coma. Au réveil, ce cadre dynamique aux multiples expériences remet tout en cause. « Je ne pouvais plus garder la même philosophie. Je devais me focaliser sur les vraies valeurs de la vie », explique le quinquagénaire. Il arrête le commerce et fonde son association dans un petit village de l'Aisne, où il a trouvé refuge pour se reconstruire.
« La réinsertion sociale, c'est avant tout trouver un équilibre »
« Les valeurs »,  comme celle de la solidarité, sont désormais son leitmotiv. Il les impose à tous les membres de l'association, « du SDF au PDG, tous doivent être respectueux », proclame-t-il. Selon lui, ces sentiments universels peuvent effacer les barrières entre les êtres humains. Depuis la création de la structure en 2006, il a déjà accueilli entre « 100 et 150 » personnes en difficulté sociale.

A l'annonce de ce chiffre, le visage de Stéphane Carlier s'ouvre davantage, comme s'il prenait tout à coup conscience de l'ampleur de son engagement.

 

L’association a été fondée en 2006. Elle a depuis accueillie une centaine de personnes. Crédits : Maxime Hanssen
L’association a été fondée en 2006. Elle a depuis accueillie une centaine de personnes. Crédits : Maxime Hanssen

« La réinsertion sociale, c'est avant tout trouver un équilibre. Faire des bêtises, mais plus jamais d'excès », plaide le président aux yeux rougis par 17 heures de travail. En l'écoutant, Justine, une bénévole de l'Aisne sourit. La brunette de 22 ans se remémore les « mauvais comportements » de son adolescence. Son attitude lui a fermé les portes du lycée. Sa participation à la vente parisienne de sapins lui offre une seconde chance. « Mon organisme de formation a de nouveau confiance en moi. J'espère vraiment décrocher le bac  que je passe dans cinq mois », ambitionne-t-elle. A côté d'elle, son amie Marina, la vingtaine, souhaite retrouver un travail, dans une région – la Picardie – dévastée par le chômage des jeunes. Elle rêve de « bosser » avec les enfants, après avoir rangé au vestiaire son songe initial, celui de devenir footballeuse. Une vilaine blessure au dos lui a fait raccrocher les crampons.
« Retrouver de la chaleur humaine »
Au-delà d'acquérir certaines « bases professionnelles », toutes les deux sont venues chercher autre chose dans cette expérience hivernale : « Apprendre la vie », clame Justine. Elles souhaitent aussi trouver de la chaleur humaine et du réconfort, face aux deuils qui viennent de les frapper. « Nous avons peur d'être seules lors des fêtes de fin d'année. Nous venons chacune de perdre une personne importante et c'est la première fois que nous célébrerons Noël sans elle », glisse Marina à voix basse, les yeux qui se détournent, par pudeur ou par douleur.

A l’image des bénévoles, Nino (g) est à l’écoute des plus jeunes, comme Justine (d). Crédits MH
A l’image des bénévoles, Nino (g) est à l’écoute des plus jeunes, comme Justine (d). Crédits MH

La solidarité et le respect, les deux jeunes filles peuvent les retrouver grâce à leurs camarades. Mara, attablé avec le président dans un café voisin, en témoigne. Il s'accorde une petite pause. Accepte une boisson proposée avec bienveillance par son patron. Pourtant, ce sans-abri ne cesse de regarder vers ses collègues restés dans le froid. « Je suis désolé Stéphane, je dois retourner travailler. Ils doivent avoir besoin de moi ». Sous les sapins, il confiera : « Nous avons créé une équipe, nous devons tenir bon les uns pour les autres ». Les bons sentiments sont majoritaires dans ce groupe hétéroclite. Mais il faut rester vigilant , estime le directeur : « Je dois gérer, parfois, certains problèmes affectifs ».
« Le meilleur bilan, voir leurs visages illuminés »
Une heure avant la fin de la journée, M. Carlier hésite à faire les comptes. « J'ai un peu de retard administratif », confie-t-il. Il balaye ce fardeau : « le meilleur résultat à la fin de la journée, c'est de voir leurs visages illuminés ». De ce point de vue, le bilan semble excellent. Les pommettes rougies par le rire et les yeux pétillants de Nino pourraient convaincre tout expert-comptable.
Sur le plan financier, l'affaire ne semble pas si mal engagée. Habitués et touristes se succèdent. Une quinzaine de sapins – de culture française – a été vendue. « C'est une petite journée le lundi, après le rush du week-end », tempère Nino, également bénévole.
Avant de fermer les grilles, un passant s'arrête avec sa fille. Elle déambule difficilement sous les arbres qui lui paraissent immenses. Le père repartira avec un Nordmann de 1,60m. Son bambin, avec un bonbon, condition obligatoire pour quitter le stand. « Si ta mère voyait ça... », lance-t-il. A son tour, il prend discrètement une friandise. Éclat de rire général. Dans quelques heures, ça sera aux bénévoles de se restaurer, après dix heures de travail. Ce soir, c'est au patron de cuisiner. « Tagliatelles au saumon et à la crème pour tout le monde ». A cette annonce, leurs sourires éclairent la nuit qui vient de tomber.

Maxime Hanssen

Mara, ancien musicien, est sans-abri. Il survie dans le 1er arrondissement et aide l’association lorsqu’elle vient à Paris. Crédit : Maxime Hanssen
Mara, ancien musicien, est sans-abri. Il survie dans le 1er arrondissement et aide l’association lorsqu’elle vient à Paris. Crédit : Maxime Hanssen


 
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